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qui au xvii e siècle remplaça un clocher en bois, détruit par la foudre. Offrez- vous une petite mise en jambe : en haut de ses 184 marches, vous béné- ficiez d’un panorama qui vous offre sur un plateau l’océan et ses plages, les marais salants, et à l’horizon, file jusqu’à Noirmoutier et Belle-Île. Magique… Retour sur le plancher des vaches pour découvrir l’intérieur de l’église, intéressant pour ses orgues du xvii e siècle, sa statuaire dont une Notre Dame du Précieux Sang, les vitraux narrant l’histoire de Batz-sur- Mer et dans le bas-côté gauche, d’élé- gantes clés de voûte. Cette silhouette féminine enfermée dans un rempart, c’est Jeanne de Navarre, duchesse de Bretagne et reine d’Angleterre par son mariage avec Henri IV d’Angleterre. La chapelle Notre- Dame-du-Mûrier se révèle un délicat bijou gothique, édifié au xv e siècle par les paludiers.
Lieu d’exception, les ruines de la chapelle Notre-Dame- du-Mûrier ( xv e siècle), de style gothique flamboyant, 27 m de long et 17 m de large, accueillent expositions et concerts.
DES SIGNES DE LA PIÉTÉ BRETONNE À deux pas, la chapelle Notre-Dame- du-Mûrier est aujourd’hui en ruines. Elle se révèle pourtant un délicat bijou gothique, édifié au xv e siècle par les paludiers, reconnaissants d’avoir échappé à une épidémie de peste. Malheureusement, une tempête eut raison de sa toiture, et les habitants, qui se devaient aussi de réparer celle de Saint-Guénolé, sacrifièrent la cha- pelle. Aujourd’hui, elle est le cadre de concerts et d’expositions. Le village offre le long de ses venelles de nom- breux exemples de l’habitat paludier : des maisons de granit à un ou deux étages, témoignant d’une certaine prospérité par rapport à celles des
hameaux environnants, où elles sont souvent de plain-pied, avec le grenier au-dessus. Les toitures à forte pente sont recouvertes d’ardoise, qui a rem- placé le chaume ; elles s’ornent sou- vent de lucarnes, triangulaires pour les plus anciennes ou curvilignes, avec quelquefois une date gravée dans la pierre. Au hasard des ruelles, vous observerez aussi des façades ornées d’une niche, marquée de la présence d’une statuette. Autre signe de la piété bretonne, des croix sur une petite place, un carrefour, qui marquaient autrefois une présence bienveillante pour le voyageur. Ainsi dans la rue de-Gaulle qui mène à la gare, une curiosité au numéro 22 : la croix des
L’église Saint-Guénolé ( xv e siècle) de style gothique flamboyant et sa tour de granit de 60 mètres ( xvii e siècle), aménagée avec une lanterne, pour servir d’amer aux bateaux qui entrent dans l’estuaire de la Loire.
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