GUIDE VERT MICHELIN TOURAINE POITOU

Poitiers 161

la règle « ora et labora »(« prie et travaille »). Ils pratiquent l’art de l’émail depuis des décennies et réalisent notamment de superbes reproductions de vitraux (volontiers inspirées d’œuvres de Georges Rouault, Georges Braque, Marc Chagall ou encore AlfredManessier), selon la technique dite de la grisaille d’or. Le musée des Émaux a et une boutique exposent les créations provenant de l’atelier, tandis que le petit musée d’Histoire et deGéographiemonastiques complète la visite. Incorporée dans l’enceinte extérieure, la tour Rabelais , de forme ronde, fut habitée par le conteur de 1524 à 1527, alors qu’il était secrétaire de l’évêque Geoffroy d’Estissac. En quête de spiritualité, l’écrivain Joris-Karl Huysmans passa ici une année, en 1901, en compagnie du peintre Georges Rouault. Durant la Seconde Guerre mondiale, des personnalités s’y réfugièrent, parmi lesquelles Robert Schuman, l’un des pères de l’Europe. 1356 : LA TROISIÈME BATAILLE DE POITIERS C’est dans le voisinage de l’abbaye de Nouaillé, sur la rive nord duMiosson, qu’eut lieu, du 17 au 19 septembre 1356, l’une des plus sanglantes batailles de la guerre de Cent Ans : la bataille dite de « Poitiers » (champ de bataille situé dans le milieu de la rue de la Garenne ; suivre les indications). Le roi de France Jean II le Bon fut défait par le Prince Noir , fils du roi d’Angleterre Édouard III. Le roi résista longtemps, mais, blessé au visage, il dut se rendre au Prince Noir. Le plus jeune fils du roi, Philippe, encore enfant, avertit son père du danger par ces mots désormais célèbres : « Père, gardez-vous à droite… père, gardez-vous à gauche… » Il fut fait prisonnier avec le roi. w L’association Nouaillé 1356 ( t 05 49 46 85 00 - www.nouaille-1356.org. ) fait revivre ces grands moments de l’histoire à l’occasion de spectacles- animations et journées médiévales tout au long de l’année. De la terrasse de cet édifice Renaissance très restauré, on profite d’une vue plongeante sur la vallée. Notez, au flanc du coteau, la grotte dite « de Rabelais ». Poursuivez sur la D 4. Vivonne Juché sur un éperon, ce bourg commande le confluent de la Vonne, du Palais et du Clain. L’architecture de l’ église St-Georges, quelque peu disparate, ne manque pas de saveur : un croisillon gauche du 12 e  s., une nef gothique dans laquelle on pénètre par un beau portail du 13 e  s., un croisillon droit et un chevet de la fin du 16 e  s. C’est ici que François Ravaillac (né à Angoulême en 1577) aurait eu la vision d’un infidèle enfermé dans un triangle d’épées, une apparition qui le confirma dans son dessein d’occire le roi Henri IV. Quittez Vivonne par le sud-est en empruntant la D 742. Château-Larcher Ce bourg conserve les vestiges médiévaux d’une enceinte et d’un château, abandonné au 17 e  s. Autrefois intégrée aux remparts, l’ église N.-D.-et-St- Cyprien (12 e  s.), de style roman, se distingue par son imposante tour (14 e  s.) et son portail sculpté. Dans le cimetière subsiste également une lanterne des morts (12 e  s.). Quittez Château-Larcher par le sud en empruntant la D 144. Après Marnay, pre- nez à droite la D 742. Poursuivez sur la D 4 . Château d’Aigne 20 r. de la Forge - 86240 Iteuil - pas de visite.

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