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OUTRE-MER

LES ANSES-D’ARLET

LA CASE, À LA BASE DE L’HABITAT CRÉOLE Rue Schœlcher, rue Félix-Éboué, allée des Arlésiens… tout autour de l’église, les maisons créoles riva- lisent de couleurs. Les plus vieilles sont des cases, blotties les unes contre les autres, où habitaient autre- fois les travailleurs des plantations ; traditionnellement en planches de bois, elles reposent sur un muret de pierres ou de briques pour se prému- nir de l’humidité. Au fil des années, les propriétaires rajoutaient des cases en agrandissant ainsi le module prin- cipal, la cuisine pouvant ainsi être séparée de la case principale, en cas d’incendie. Certaines de ces maisons ont encore des toits de tuiles écailles, typiques de l’architecture du début du xx e siècle, comme l’épicerie à côté de la mairie. Remarquez les volets qui pro- tègent portes et fenêtres des cyclones. Rue Schœlcher, en face du bureau de poste, la maison Larcher date de 1828, la plus ancienne du village, facilement Palmes, masque et tuba permettent d’explorer les magnifiques fonds marins. Les initiés à la plongée avec bouteille pourront aller à la rencontre de tortues à la pointe Burgos ou visiter l’épave très bien conservée du voilier Le Nahoon … Bruno de Hogues / Onlyfrance.fr x 2

Jean-Marie Liot / hemis.fr

de 3500 habitants, qu’on appelle… les Arlésiens ! Commencez votre décou- verte par l’église Saint-Henri, le long de la plage. Elle n’est pas le premier édifice religieux des lieux puisque plu- sieurs chapelles se sont succédé, la première en 1671, mais les cyclones et les Anglais eurent raison d’elle. C’est à Henri Larcher, descendant d’une famille locale, que l’on doit sa recons- truction, et à une histoire d’amour contrariée. En 1768, il voulait y épou- ser Madeleine Roblot, une mulâtresse, mais sa famille s’y opposa et contraint le couple à s’enfuir à Saint-Pierre, plus au nord. Au passage, Henri donna son nom au morne Larcher, un ancien vol- can éteint qui culmine à 478 mètres d’altitude et domine les Anses et le Diamant. En remerciement, les villa- geois ont dédié l’église à saint Henri, alors que les précédentes l’étaient à saint Antoine. Il est d’ailleurs repré- senté sur un des vitraux de la nef, avec un énorme cœur rouge. Les vitraux sont l’œuvre d’une famille de maîtres

L’économie de l’île repose aujourd’hui essentiellement sur la pêche et le tourisme.

verriers réputés, les Tournel. Dévas- tée par un ouragan en 2007, l’église a été restaurée en 2012 à l’identique de ce qu’elle était au début du xx e siècle.

Hors-série / Détours en France / www.detoursenfrance.fr

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